Fleet — les dix domaines
Ce que Fleet fait, domaine par domaine.
L'essentiel
Fleet fait trois choses, et les dix domaines qui suivent les déclinent : préparer l'appareil, le déployer, le garder en vie.
Préparer, c'est fabriquer la carte mémoire et donner au boîtier une identité qui ne changera plus. Déployer, c'est pointer une version et voir ce qui change avant de valider. Garder en vie, c'est superviser, intervenir sans déplacement, et mettre à jour sans jamais casser le terrain.
Deux principes reviennent partout. L'appareil va chercher sa configuration et se remet d'aplomb tout seul, même après une coupure. Et ce qui échoue revient en arrière automatiquement.
Ce que ça apporte : Vous déployez une mise à jour sur tout un parc en pointant une version, et une erreur ne vous coûte pas un déplacement.
En détail
1. Fabriquer — l'image de l'appareil
Une image, c'est le contenu de la carte mémoire, prête à graver : système, réseau, scripts, identité, et si on le veut les applications elles-mêmes. On la décrit dans un formulaire, la plateforme la fabrique.
- Un formulaire, une image : langue, fuseau, réseaux WiFi, adresse, DNS, pare-feu, scripts.
- Rien à installer : une machine dédiée produit l'image, signée et compressée.
- Base officielle : le système vient des sources officielles, son empreinte est vérifiée.
- Valeurs héritées : zone, compte, flotte, appareil — le plus précis gagne, un champ vide hérite.
- Deux réseaux WiFi au minimum : celui du client et un secours, fusionnés depuis la flotte et la zone.
- Image de lot ou d'appareil : gravée sur plusieurs cartes, ou liée à une machine précise.
- Classes d'appareils : un profil nommé qui filtre les modules pour un parc hétérogène.
- Démarrage sans réseau : les applications peuvent être embarquées dans l'image.
- Recette figée : une fois créée, l'image ne bouge plus. Nouvelle configuration, nouvelle image.
- Cloisonnement : une clé par image — une carte compromise n'ouvre qu'elle.
- Outil de gravure pour Windows, macOS et Linux : il exclut le disque système, écrit, vérifie, éjecte.
2. Enrôler — identité, matériel, remplacement
L'identité d'un appareil naît dans son image et ne change plus. Le matériel qui la porte, lui, peut changer : l'historique suit.
- Clé cuite dans l'image : elle ne quitte jamais l'appareil et signe chaque échange.
- Enrôlement automatique : au premier signal, l'appareil est créé dans sa flotte et nommé.
- Suivi à travers les regravures : quatre cas arbitrés et tracés, du premier flash au transfert de matériel.
- Transfert entre comptes refusé par défaut.
- Historique en ajout seul des gravures et des liaisons, visible dans la fiche.
- Coupure immédiate : un matériel désactivé est refusé à l'authentification. Réversible d'un clic.
- Archivage doux : un appareil archivé garde son historique consultable.
- Référence externe : elle relie l'appareil à son point de vente dès son arrivée.
3. Déployer — version, aperçu, stratégies
La configuration de référence vit dans le dépôt Git du compte. Déployer, c'est pointer une version ; l'appareil va la chercher et se met à jour tout seul.
- Votre dépôt : GitHub, GitLab, Azure DevOps ou celui de la plateforme.
- Aperçu avant validation : un comparatif côte à côte montre ce qui change.
- Vérification du registre : chaque module est contrôlé pour chaque architecture avant l'envoi.
- Une image manquante bloque le déploiement, sauf confirmation explicite.
- La version déployée est celle lue à l'écran — jamais une version périmée par un délai de propagation.
- Trois stratégies : stricte avec retour arrière, tolérante pour le laboratoire, ou par étapes.
- Essai sur un seul appareil avant de généraliser, avec retour à la flotte en un clic.
- Historique complet : chaque déploiement garde son instantané, deux versions restent comparables.
- Nouvel essai à chaque signal de vie, sans abandon.
4. Configurer — cascade, réseau, pare-feu, secrets
Un seul modèle : la forme vient du dépôt, les réglages vivants de la base, les secrets du coffre-fort.
- Réglages en cascade : définis au niveau le plus pratique, hérités en dessous.
- Le serveur résout : l'appareil reçoit une configuration déjà calculée.
- Réseau par champ : le DNS s'applique à distance, l'adresse à la prochaine image.
- Pare-feu fermé par défaut : sans règle, tout ce qui entre est refusé.
- Son état constaté remonte dans la console : appliqué, échoué ou absent.
- Aucun secret dans la configuration : les accès sont émis à durée limitée à chaque signal de vie.
- Relus à chaud, sans redéploiement, et l'appareil est prévenu avant expiration.
- Disque chiffré et clé d'identité dans la puce : une carte reste illisible ailleurs.
5. Superviser — l'état vivant du parc
Voir sans se connecter : l'appareil remonte tout à chaque signal de vie, la console montre.
- Signal de vie toutes les minutes par défaut, réglable par flotte et par appareil.
- Ce qu'il remonte : version, température, mémoire, charge, adresses, état de chaque module.
- Les conteneurs réellement en marche — ce qui révèle un appareil resté sur une version périmée.
- Hors ligne détecté en trois minutes, de façon centralisée.
- Le motif d'un échec sans ouvrir de session : dernière erreur, modules en défaut, pare-feu constaté.
- Frise temporelle : on se place à une date et on lit l'état du parc à cet instant.
- Alertes : le passage hors ligne devient un événement routé vers courriel, SMS ou notification.
6. Intervenir — à distance et sur site
Aucune session permanente, aucune clé passe-partout. Chaque intervention a un auteur, une durée et une trace.
- Actions de secours : redémarrer l'appareil, l'agent, ou un module, depuis la console.
- Pilotable même sans canal ouvert : les ordres passent alors par la réponse au signal de vie.
- Console embarquée sur chaque appareil, servie sans ouvrir le moindre port.
- Elle fonctionne hors ligne, sur un réseau fermé.
- Accès technicien à durée limitée : de deux à quarante-huit heures, validé sans réseau par l'appareil.
- Un poste Windows nu suffit : l'outil technicien embarque tout ce qu'il faut.
- Configuration par câble USB : une page locale règle WiFi, adresse et DNS, sans regraver.
- Chaque changement est testé et annulé s'il coupe la liaison.
- Scripts par phase : démarrage, arrêt, planifié, après déploiement, santé.
- Audit complet : chaque action s'exécute exactement une fois et reste tracée.
7. Mettre à jour — agent, système, résilience
Mettre à jour un parc sur le terrain, c'est surtout savoir revenir en arrière.
- Agent mis à jour à distance, par flotte ou par appareil.
- Retour arrière automatique si le premier signal de vie ne confirme pas.
- Correctifs de sécurité du système appliqués à distance, avec fenêtre de maintenance.
- Un appareil à la fois pour le cœur du système.
- Fonctionnement hors ligne : ce qui est collecté part au retour du réseau.
- Réparation réseau progressive, puis redémarrage — jamais pendant une transaction.
- Écritures minimales sur la carte : en régime établi, l'appareil n'écrit rien.
8. Développer — le cadre applicatif
Vos équipes écrivent le métier, pas la plomberie.
- Le contrat est imposé : la plateforme orchestre tout module nouveau sans adaptation.
- Échec explicite : une configuration manquante arrête, elle ne se devine pas.
- Dix modules de base : bus local, affichage, synchronisation, journaux, simulateur, et cinq points de départ.
- Trois modes d'exécution du même code : développement, conteneur, ou débogage dans votre environnement.
- Un appareil virtuel dans le cloud rejoint la flotte comme un vrai — développer sans matériel.
- Débogage natif, y compris sous Windows sans sous-système Linux.
- Six langages, avec une bibliothèque commune et une parité imposée entre eux.
- Un dépôt autonome par partenaire, sans accès au cœur.
- Code protégé : les binaires distribués sont obfusqués, les sources ne sont jamais dans une image.
9. Gouverner — comptes, équipes, accès, zones
Qui voit quoi, qui peut quoi, et où vivent les données.
- Le compte est le périmètre : hors de lui, la réponse est « introuvable », pas « interdit ».
- Équipes et rôles : lecture pour les membres, modification pour l'administrateur, jusqu'au champ.
- Toute politique inconnue échoue fermée.
- Accès jamais affichés : ils sont résolus à l'identité de l'appelant, et chaque action remonte à une personne.
- Authentification d'entreprise : l'utilisateur est provisionné au premier accès, comme simple membre.
- Zones mutualisée ou dédiée, au choix par flotte — un compte peut mélanger les deux.
- Tâches longues suivies en direct : génération d'image, constructions, provisionnement.
- Journal en ajout seul : chaque trace résout à une identité nommée.
10. Trois types d'appareils
| Type | Ce que c'est | Ce qu'il a |
|---|---|---|
| Appareil (Raspberry Pi, Linux) | Le boîtier embarqué d'une machine. | Image, gravure, agent, modules, bus local, affichage, pare-feu, console embarquée. |
| Poste de développement | Le poste d'un développeur, déclaré comme appareil. | Mêmes secrets et même clé qu'un appareil. Il ne reçoit aucun déploiement. |
| Terminal de paiement | Le terminal lui-même, sur une machine existante. | Ni image ni gravure : l'application vient de la plateforme, avec identité, supervision et coupure immédiate. |