Distrib — les écrans machine
Le frigo, le bar, le distributeur, l'application technicien et le terminal.
L'essentiel
Voici ce que voient les trois personnes qui s'approchent d'une machine : le client, le livreur, le technicien.
Le client badge, la porte s'ouvre, le ticket se construit sous ses yeux pendant qu'il se sert. Sur un bar à boissons, il choisit son eau, son arôme et son format, et ne paie que le volume réellement servi.
Le livreur badge lui aussi : la machine lui propose réassort, retrait ou inventaire, et il enchaîne sans rebadger.
Le technicien dispose d'un écran à part, protégé par un code, pour tester le matériel et raccorder la machine.
Ce que ça apporte : L'expérience devant la machine reste simple, et une intervention ne demande pas d'outil externe.
En détail
Le principe commun à tous les écrans de machine : l'écran est une vue sans état. L'état de la vente vit dans l'agent de vente et se publie sur le bus local ; l'écran rend ce que cet état implique et renvoie des intentions — annuler, choisir, changer de langue. Un rechargement reconstruit tout en moins d'une seconde, et un écran, deux écrans ou un terminal affichent la même vérité. La langue est partagée par tous les afficheurs du point de vente.
Le frigo en libre-service
| Écran | Ce qu'on voit | Ce qu'on fait |
|---|---|---|
| Indisponible | « Carte absente », « point de vente non configuré » ou « configuration révoquée ». | Rien : aucune vente n'est possible. |
| Repos | « Présentez votre badge », avec le dernier ticket à déplier. | Badge, carte ou code visuel. |
| Choix d'opération (livreur, technicien) | « Bonjour {prénom}, que voulez-vous faire ? » et trois grands boutons : réassort, retrait, inventaire. S'il y a plusieurs offres, le choix de l'assortiment à mettre en place — celui déjà en place étant signalé. | Enchaîner plusieurs opérations sans re-badger, puis terminer. |
| Autorisé | « Porte déverrouillée » et le compte à rebours d'ouverture. | Ouvrir, ou annuler. |
| Ouvert | « Servez-vous » et le ticket qui se construit en direct : lignes, remises, total, TVA. Un avertissement apparaît dans la dernière minute. | Prendre, reposer. |
| Avertissement | « Refermez la porte », avec la fermeture automatique annoncée — le panier est conservé. | Refermer. |
| Attente de détection | « Merci, calcul en cours ». | — |
| Remerciement | « Merci {prénom} » et le ticket final, ou « rien pris », ou « réassort enregistré ». La mention « hors ligne » apparaît si le règlement s'est fait en mode dégradé. | Toucher pour finir. |
| Intrusion | Une porte ouverte sans autorisation : l'incident est journalisé et les produits manquants listés. | — |
| Refus | Le message métier en grand, le code à quatre chiffres à recopier dans le site consommateur pour associer le badge, et le code d'erreur en petit. | Repartir, ou rattacher son badge. |
| Saisie terrain | Emplacement, numéro de lot, date de péremption. | Saisir ou passer — jamais bloquant. |
Un pied de page permanent porte la marque du client, le numéro d'offre et les indicateurs « bus hors ligne » et « cloud hors ligne ». L'écran de veille et le contenu marketing sont publiés depuis le portail, et la machine tourne sur le même module qu'elle soit reliée au matériel réel ou au simulateur.
Le bar à boissons et les machines à recettes
L'écran de vente
- Quatre choix, en gros boutons : l'eau, l'arôme, l'intensité et le format.
- Le format affiche son volume et son prix.
- Ce qui manque est grisé avec sa mention : une poche vide retire son arôme.
- La valeur nutritionnelle se recalcule à chaque choix, puis un grand bouton « servir » affiche le prix, ou « gratuit ».
- Versement : une barre de progression, le volume servi sur le volume cible, et un bouton d'arrêt.
- Terminé : le volume et le prix réellement facturés — la mention « partiel » apparaît en cas d'arrêt anticipé — ainsi que la bouteille évitée et le gain carbone.
L'écran de service
Ouvert par un code exploitant, en quatre onglets : les consommables (niveau, seuils d'alerte et d'indisponibilité, bouton « remplacé »), la carte (recettes actives ou retirées avec leur motif, identifiant de publication, grille de prix), les langues — la bascule est immédiate et partagée — et le paiement : les moyens acceptés et l'état du terminal.
L'écran de maintenance
Ouvert par un code technicien, également en quatre onglets :
- Diagnostics : test du bus, du cloud et du terminal, débit mesuré, et actionnement manuel de chaque ligne d'eau et de chaque pompe.
- Calibration : la lecture du débit qui permet de poser les impulsions par litre dans le portail.
- Erreurs : les alertes en cours avec leur heure de début — fuite, absence de débit, gaz ou poche bas ou vide.
- À propos : l'identifiant de publication de la carte, les versions de l'agent et de l'écran, l'appareil et les lignes câblées.
Le pavé de saisie du code s'ouvre par le bouton de service physique ou par une combinaison de touches sur le pied de page. Celui-ci reste visible en permanence : marque, numéro de carte, état du bus et du cloud, fonctionnement sur batterie, compteur de bouteilles évitées et dernier versement.
La machine à café
Même modèle : une carte de boissons et d'extras, un cycle de préparation confirmé, des consommables qui grisent les boissons et des compteurs de maintenance. Elle est servie par l'écran de la machine ou par le terminal Android raccordé.
Le distributeur automatique
La sélection se fait par code ou par écran, avec le prix affiché et le paiement par carte, espèces, badge ou compte. La vente est confirmée par la chute : un produit non délivré est remboursé automatiquement, avec son message, et l'emplacement en défaut est désactivé et signalé. La session terrain est identique à celle du frigo.
L'application technicien
Elle est servie par la machine elle-même sur le réseau local — le port est fermé par défaut et s'ouvre par une règle de pare-feu — et s'affiche sur l'écran de la machine tant que celle-ci n'est pas liée. Elle fonctionne hors ligne, dans les langues du point de vente.
- Appairage : le mode courant, puis l'état de la liaison.
- Référence en attente : conservée sur l'appareil, elle remonte au premier réseau.
- Ou choix du point de vente dans la liste des identités libres du bon type.
- La dernière décision s'affiche avec son motif.
- Tests de sortie d'usine : un test par matériel branché.
- Lignes, pompes, capteurs, écran, lecteur, terminal, réseau, avec leur valeur en direct.
- Sans aucun effet de vente.
- Tests d'appel : la joignabilité de la zone, la validité de la clé cloud, le dernier battement et l'horloge.
- Réseau : l'état, le lien vers l'interface locale de l'agent, les journaux locaux et le redémarrage d'un module.
Le terminal de paiement Android
Une seule application, deux rôles réglés par configuration.
En compagnon d'un boîtier embarqué
Le terminal se branche sur le bus local et publie trois « choses » : terminal de paiement, lecteur de badge et afficheur. L'agent de vente lui parle exactement comme au simulateur ou au terminal certifié.
- Écran de vente : la marque, et les lignes envoyées par la machine en grand.
- Un bandeau donne l'état du paiement : présentez votre carte, acceptée, effectué, refusée.
- La luminosité est pilotée par la machine.
- Diagnostic : la version, l'état du cœur, la connexion au bus et l'état du terminal.
- Panneau de démonstration : badge simulé, carte acceptée, carte refusée, absence de carte — les mêmes gestes étant scriptables sans écran.
En autonome, quand le terminal est le point de vente
Le terminal embarque alors l'agent de vente et le pilote de la machine : il en devient le maître — il autorise la boisson, lit les compteurs et les défauts — encaisse par carte, sans contact, badge ou code visuel, affiche les parcours, et remonte ventes, consommables et pannes.
Il dispose du socle Fleet complet : identité d'appareil, signal de vie, canal cloud, convergence de la configuration, supervision, coupure immédiate et mise à jour de l'application depuis la plateforme — sur un terminal verrouillé par son fabricant, la plateforme pilote le magasin d'applications de ce fabricant.
Le paiement
Il passe par l'application de l'acquéreur présente sur le terminal, et par son interface cloud pour les ordres à distance : pré-autorisation, capture partielle au volume ou au montant réellement dû, annulation, remboursement, et titres-restaurant dématérialisés.
Développer et démontrer sans matériel
Le poste de travail est un appareil de la flotte : la même composition tourne en local, l'écran de la machine s'ouvre dans un navigateur, et le simulateur joue chaque chose — badge, porte, main, pesée, débit, niveaux, réseau, carte — depuis une interface générique, la même pour le frigo, le bar et la fontaine. Un scénario comme une porte forcée, une coupure réseau ou une carte refusée se joue à la demande, et la production se branche sur le matériel réel par un simple changement de configuration.